Tu te demandes si c’est une bonne idée de partir randonner autour du Mont Blanc ? Je te propose ici 7 motivations pour aller crapahuter sur le « TMB ».

C’est parti !

1-Les paysages…des vues “carte postale” à chaque pas, c’est mieux que Netflix ?

Pas de doute, avoir vue sur le Mont Blanc, c’est magique. Il en impose avec sa délicate silhouette immaculée. Il te jette en pleine figure du contraste à foison avec la vallée et les pâturages alentour et puis ça fleure bon la forteresse qui se mérite, protégée par tous ses glaciers.

Ma guitare en randonnée : vue sur le Mont Blanc depuis la variante de Malatra
Ma guitare en randonnée : vue sur le Mont Blanc depuis la variante de Malatra
Tour du Mont Blanc : la plaisir de la pluie

Mais le tour du mont blanc, ce n’est pas le voir tous les jours. C’est aussi accepter les jours d’orage où tu n’as aucune vue. Rien. Marcher des heures durant sous la pluie, tête basse pour éviter le ruissellement dans le cou avec en guise d’horizon, l’espace de tes 5 prochains pas.

Tour du Mont Blanc : la beauté tout le temps et par tous les temps

Pourtant, même dans ces conditions, la montagne peut se révéler surprenante de beauté. C’est là tout le charme de la montagne. Pour mon tour du Mont Blanc, la météo était un peu capricieuse. Mais chaque journée m’a apporté son lot de ravissement.  

En synthèse, c’est surtout en empruntant les variantes que je me suis régalé. Quoi de plus kiffant que de marcher le long d’une crête parallèle au mont blanc, de jouir d’une vue à 360° et de sentir l’envie de tout filmer et de tout photographier ?

Conseil : emprunte la variante de Malatra en remontant depuis Courmayeur. Tu éviteras la foule. Tu seras plus haut et tu auras une vue de malade !

Tour du Mont Blanc : variante par Malatra, ânes et Mont Blanc
Tour du Mont Blanc : variante par Malatra, ânes et Mont Blanc
Tour du Mont Blanc : ma tente au grand col Ferret

Pour profiter davantage des paysages, rien de tel que le bivouac. Le bivouac en altitude, c’est s’offrir, au prix de quelques efforts et d’un petit vent vivifiant, une place aux premières loges de la création du monde. Je corrige avec plus de modération : assister à la naissance du jour suivant. Mais c’est déjà pas mal non ? Imagine, tu vois s’éteindre le décor à la nuit tombée et, le lendemain, tu en découvres un nouveau. Pour ça le grand col Ferret, c’était top.

Conseil : passe une nuit au sommet d’un col. C’est du rab de paysage garanti !

Tour du Mont Blanc : vue sur le grand col Ferret

Enfin, en tant que second meilleur rôle dans la catégorie poste d’observation du Mont Blanc, je cite le lac Blanc. La montée est bonne, elle secoue bien les mollets et nécessite un peu d’eau. Je n’en avais plus depuis le bas et je pensais pouvoir me ravitailler dans des rivières durant l’ascension. Que nenni, l’erreur de débutant. Aucune rivière accessible venant de ce lac. Du coup, gorge sèche pendant la montée et grosses rasades de l’eau du lac blanc en arrivant. Pas très conseillé d’après les gens qui bossent au refuge…tant pis.
Le soir venu, le temps a viré à l’orage. Cela a créé des panoramas de folie mais m’a obligé à écourter l’étape du lendemain. Pas de Brévent pour cette fois.

Tour du Mont Blanc : Lac Blanc et vue sur le massif du Mont Blanc

Conseil : Grimpe au lac Blanc et passe la nuit sur place ! Pour le bivouac, c’est toléré si tu t’écartes un peu et n’es pas visible depuis le refuge. Toutefois, en discutant avec un des gars qui y bossent, toute la zone du lac Blanc est privée et une interdiction complète de bivouaquer va être posée prochainement.

Tour du Mont Blanc : vue lors de la descente du Lac Blanc

2-Les rencontres…car…l’Homme est un animal socia(b)l(e) oui ou non ? 

Tour du Mont Blanc : un instrument en randonnée, ça facilite le contact !
Tour du Mont Blanc : un instrument en randonnée, ça facilite le contact !

Le TMB, il faut le dire, c’est l’autoroute de la randonnées Alpine. Alors si tu veux du calme, du silence et de la solitude, évite. Plus de 25 000 marcheurs par saison (d’après un reportage que j’avais vu). Tu croiseras et doubleras des colonies venues d’Asie (Corée pour l’essentiel). Tu entendras les accents de toutes les nationalités frontalières : Suisse et Italie évidemment. Du reste de l’Europe comme l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique ou la république tchèque. Tu pourras même échanger avec des gens venus du bout du monde : Australie, Etats-Unis ou encore Canada. Sans oublier pas nos compatriotes français évidemment !
Le tour du Mont Blanc, c’est bien marketé et c’est connu dans le monde entier.

Pour ce qui est des rencontres le plus propice est sans conteste le moment du repos journalier : soir et matin en premier lieu et parfois le midi. Pour passer la nuit, tu as le choix : la tente ou le refuge. Chaque option amène son lot de rencontres, mais différemment.

Tour du Mont Blanc : refuge Maisons vieilles, col de chécroui. La bonne inspiration avant l’orage.

Le bivouac

Le bivouac est compliqué sur le TMB. Pour faire simple, en France c’est assez ouvert sauf à proximité des refuges. En Italie, c’est autorisé au delà de 2500 m d’altitude et en Suisse, c’est tout simplement interdit. Ces contraintes rapprochent les “campeurs”. Notamment durant les premiers jours (puis les affinités sont fixées).

Réflexe, tu te fixes un refuge comme point d’arrivée de ton étape du jour. A l’approche du refuge, tu le vois bien le panneau « bivouac interdit » mais tu vas quand même demander l’autorisation aux personnes qui tiennent le refuge. La réponse, évidemment, est négative (le randonneur qui trimbale sa tente est parfois déconcertant de naïveté, moi le premier). Du coup, soit tu reviens sur tes pas, avant le fameux panneau, soit tu continues, par exemple pour te rajouter une ascension de col histoire de dormir à plus de 2500 m. Et les autres marcheurs…font pareil. Bilan, tu échanges sur ces injustes interdictions blablabla puis tu campes dans les mêmes spots. C’est l’occasion de partager un repas, une discussion, de pratiquer un peu des langues étrangères, de rire de bon cœur et, parfois, de vivre un moment aussi inattendu que fun.

Tour du Mont Blanc : petit déjeuner bivouac, partage et rires garantis !
Tour du Mont Blanc : petit déjeuner bivouac, partage et rires garantis !

Voici d’ailleurs une anecdote vécue durant ce tour du Mont Blanc :

Imagine, je reviens du refuge (Refuge des Mottets en l’occurrence) pour poser ma tente à un endroit autorisé, non loin d’une rivière (idéal pour la douche et le ravitaillement en eau). Premier sur les lieux, j’examine et choisis un emplacement plat avec une vue sympa.

Tour du Mont Blanc : spot de bivouac avant le refuge des Mottets

J’installe la tente et tout mon barda puis, nature nature, un besoin pressant m’impose de trouver un endroit à l’abri des regards et un peu à l’écart de la zone de bivouac. Je décide donc de grimper dans la pente située en arrière de ma tente et je finis par trouver un rocher derrière lequel faire mon affaire. En position de gloire, ma tête dépasse du rocher et j’ai vue sur ma tente en contrebas. C’est alors que je vois débarquer deux gars au look moyennement randonneur qui examinent ma tente et les alentours. Ayant tout laissé vers ma tente, y compris ma guitare, et étant dans une situation quelque peu handicapante, je sens monter le stress. Vieux et mauvais réflexe de citadin : j’ai peur qu’on me vole sous mes yeux. Autant dire que je n’éternise pas l’affaire et que je m’empresse de descendre auprès de mes biens (ah la propriété…) !!!
Et là, surprise, je fais connaissance avec deux italiens, qui comme moi, cherchent un spot pour leur tente. Ils regardaient ma tente car, j’aurais pu y penser, elle est atypique. Il est d’ailleurs fréquent que des randonneurs s’arrêtent, regardent et me questionnent à son sujet. J’aurais pu aussi me dire que ma guitare, en randonnée, en plus de tout le matériel de bivouac, ça surprend. Là encore j’ai très souvent droit à remarques, questions ou simples sourires.
Revenons à nos deux italiens. Je découvre au fil de la discussion que l’un d’eux est chanteur, guitariste, pianiste etc et que l’autre est l’auteur d’un vlog (ie un blog vidéo ou chaîne Youtube). Le premier n’a amené que son ukulélé et c’est avec plaisir qu’il grattouille un peu ma guitare. Le second, et je le découvre lorsque la nuit tombe, a amené son équipement pour la vidéo et pour l’éclairage. Voilà qu’ils sortent également un enregistreur pour la prise de son ! Il y a donc plus fou que moi, ça rassure.
Débute alors une petite jam attirant quelques autres des randonneurs bivouaquant sur place. Cela m’a permis notamment de faire connaissance avec trois portugais très marrants avec qui je marcherai plusieurs jours.

Un regret tout de même, je n’ai pas réussi à retrouver le vlog des italiens…

Conseil : évite les à priori, amène un instrument de musique (l’harmonica ou bien ta voix seront plus adéquats pour la randonnée itinérante mais…on fait ce qu’on peut).

Note sur la musique en montagne : Au début de l’été j’ai pris en stop un couple canadien. Elle était en France depuis plusieurs semaines et lui venait de la rejoindre pour quelques jours dans les Alpes. Elle venait de faire un bon périple avec un groupe de musiciens. Le groupe allait de refuge en refuge pour donner des concerts. Et l’un des musiciens pratiquait…je te le donne en mille Emile…de la contrebasse ! Et le fou la transportait en plus de ses affaires…soit environ 35 Kg (je viens de regarder rapidement le poids d’une contrebasse. Effectivement, au moins 20 Kg !)
Autant te dire que j’y pensais souvent lorsque je trouvais mon sac lourd ou que mes jambes commençaient à fatiguer.

Le refuge

Le refuge, avec son repas collectif à heure fixe et précise, avec ses grandes tablées, ça te met directement dans l’obligation de parler à tes voisins. Qu’ils soient français, anglais, italiens, espagnols, on te parle, tu parles. Certes comme tu peux. Parfois il y a feeling et tu es obligé de te raisonner en pensant à l’étape du lendemain et parfois le courant ne passe pas. Dodo et on verra demain.

Tour du Mont Blanc : refuge Elena au pied du grand col Ferret, j’ai préféré le bivouac au col

Conseil : Mixe les deux types de repos quotidien, bivouac et refuge. Le refuge permet aussi un peu de tourisme gustatif mais ça on en parle un peu plus loin.

3-Le challenge sportif…de la sueur et des ampoules, t’aimes ça ?

Je ne rentrerai pas dans les détails chiffrés du TMB. Tu trouveras ses mensurations sur plein d’autres sites. En outre, les variantes te permettent d’ajuster longueur et dénivelé en fonction de la météo, de ta forme et de tes envies.

Globalement j’avais envie de transpirer et j’ai bien sué ! J’ai opté pour quasiment toutes les variantes même si parfois…ça n’était pas très judicieux. En effet, l’expérience m’a déjà montré que lorsque que tu n’as pas marché avec un sac chargé depuis longtemps, il faut ménager son effort durant les premiers jours (même lorsque tu pratiques la course à pieds ou d’autres activités). Fort de cette expérience, j’avais donc planifié une première étape assez courte (les Houches jusqu’au chalet du Truc). Mais tu le sais, les plans sont faits pour avoir des accrocs. Mon point de chute imaginé était tout simplement nul pour y camper à cette période. Pas d’eau (même le refuge n’en avait pas et était obligé d’utiliser des bouteilles plastiques), un sol désagréable et un lieu de passage très fréquenté par les randonneurs du dimanche. Bref, après discussion avec la serveuse, je décide de doubler l’étape et d’aller jusqu’à Nant Borrant par la variante Tré la tête. Bravo !!! Quelques secondes pour décider de jeter aux orties la sagesse et l’expérience. Et je les ai senties venir ces ampoules.

Tour du Mont Blanc : la plus grosse ampoule de ma vie !

Bilan : record battu, la plus grosse que j’ai jamais eu.
A croire que j’aime bien me rajouter une petite difficulté personnelle. Cela étant, en plus de la guitare et de la tente “spéciale”, ça peut aussi faire son petit effet.

Je repense à la tête de cet ado qui randonnait avec son père lorsqu’il m’a vu sortir de l’eau au lac de Champex :

Lui : c’est normal ton pied ?
Moi : Non, c’est une ampoule.
Lui : …
Et alors son visage…son visage s’est tout à coup comprimé comme s’il allait vomir. 

Tour du Mont Blanc : Passages d'échelles pour atteindre le lac Blanc

En supplément des variantes tu opteras pour le sentier du Lac Blanc qui offre le plus de passages d’échelles. C’est amusant même si ça bouchonne parfois quand tu y arrives le soir et que tous les gens redescendent.


4-La faune (et la flore)

Il y a la faune sauvage traditionnelle de nos montagnes et, bien sûr, la faune domestique.

Tour du Mont Blanc : troupeau de montons
Tour du Mont Blanc : troupeau de montons

On aura plaisir à suivre le défilé d’un troupeau de moutons tout autant que de croiser ces imposantes vaches noires d’Hérens…tout en étant bien content d’être de l’autre côté de la clôture. Elles sont noires comme leur regard et bien moins aguicheuses que leurs cousines de l’Aubrac ou ces cornues de Salers. Finalement, elles sont tout en contraste comme les paysages d’ici. Remarque aussi que ces vaches font l’objet de combats assez intrigants dans la région : les reines s’affrontent dans un jeu d’intimidation…le combat des reines.

Au gré d’une variante, tu pourras croiser des ânes, sans âme qui vive alentour et, comme moi, trouver cela étrange.

Tour du Mont Blanc : bisou de marmottes
Tour du Mont Blanc : bisou de marmottes

Et bien sûr la faune sauvage. Sauvage et parfois pas très farouche comme ces marmottes que l’on trouve par dizaines en redescendant du col de la Seigne vers le lac Combal. Tu pourras même, face au vent et en douceur, t’approcher d’une maman et son petit.

Renard rusé qui fait sa loi ?

Des renards, qui auraient envie de partager le dîner avec les autres marcheurs.





Bouquetin en session d’escalade

Des bouquetins bien sûr ainsi que des hordes de chamois fuyant devant ton pas matinal (l’avantage si t’es le premier en route).
Des vautours. Et je t’invite à regarder en l’air plutôt que d’essayer de découper une vidéo les yeux rivés sur ton téléphone quand un vautour passe à moins de 5 mètres. Un son ahurissant, une surprise déconcertante et une déception énorme de ne pas l’avoir filmé.

Malheureusement, prendre ma guitare m’a contraint sur d’autres choses et notamment la photo. Je n’ai pris que mon téléphone et pour la faune sauvage, c’est souvent trop juste.

Conseil : lève le nez de ton téléphone autant que possible et pars tôt le matin ! Et si tu n’as pas pris d’instrument de musique alors tu n’as aucune excuse pour ne pas prendre ton Reflex !

5-La nourriture…de l’énergie certes. Du goût oui !

La bouffe est un des sujets majeurs de la randonnée itinérante. Lors d’une sortie en autonomie complète, il y a quelques années, j’avais investigué le sujet assez profondément et étais arrivé à la conclusion qu’il me fallait au moins 800 grammes de nourriture par jour. Lors de cette sortie je tablais sur 5 jours de marche et j’avais prévu des rations pour 6 jours. Soit près de 5 Kg de nourriture à porter…sans compter l’eau.

Pour ce tour du Mont Blanc, je voulais être plus léger. Je suis parti dans l’optique que sur l’autoroute de la randonnée alpine, il y aurait suffisamment d’aires (jeu de mots jeu de mots). Et c’est globalement le cas. Prévoir deux jours d’autonomie dans le sac, ravitailler dans les villages et alterner avec quelques auberges ou refuges. Ça permet de randonner léger…enfin niveau sac, car niveau estomac pas toujours. Ça m’a permis de tester la fondue valaisanne, de m’en régaler et là, pour le coup, ça te plombe le bide si bien que tu es certain de rester collé à ton lit durant de bonnes heures de sommeil…
Et puis ça change des préparations lyophilisées même si chaque contexte apporte son petit bonheur ! Car oui, manger de la m…. devant un superbe paysage, j’aime ça !

Tour du Mont Blanc : du lyophilisé oui, mais s'il y a la vue !
Tour du Mont Blanc : du lyophilisé oui, mais s’il y a la vue !

J’ai croisé un couple qui avait de quoi mitonner de délicieux plats. Des épices, du beurre, oignons, échalottes, les casseroles qui vont bien… Sincèrement, ça m’a fait envie. Mais quand tu randonnes seul, tu réfléchis bien au poids de tout ça et personnellement, j’ai opté pour du léger. 

Conseil si tu pars à plusieurs : prend ce qu’il faut pour cuisiner. Tu auras du plaisir à faire, à déguster et ça facilite les rencontres !

6-L’itinérance…renouer pour un temps avec ton essence de nomade.

Semi-nomade tu as dit ? Et oui, cela fait longtemps que j’ai ressenti ce quelque chose très particulier à l’itinérance. Plus exactement, lors de ma première randonnée itinérante, à 19 ans, pour une traversée du Queyras. Je ne saurais décrire exactement cette sensation : elle est unique et propre à l’itinérance. L’inconnu devant soi, la découverte chaque jour. Abandonner un lieu pour en traverser d’autres. Se perdre dans l’espace et le temps comme si, durant l’excursion, la notion de semaine, les contraintes, tout disparaissait. Comme un retour à une essence ancrée au fond de nous, un héritage de notre génome de nomades ? En tous les cas une simplicité absolue. Marcher. Manger. Se laver. Avec le bivouac, on ajuste l’effort et l’étape à son physique et à son mental du jour. On essaie d’être juste.

Trace GPX Tour du Mont Blanc avec variantes

J’avoue, l’itinérance aujourd’hui est beaucoup plus facile. Je ne m’encombre plus de cartes IGN scan 25. J’utilise une application sur mon smartphone couplée à un abonnement me donnant accès aux cartes IGN. Je prépare mon trajet en téléchargeant une trace existante (un GPX sur l’un des sites recensant des randos), en le créant moi-même ou encore via une combinaison des deux.

J’avais aussi créer un document avec la liste de spots de bivouacs proposée par un internaute expérimenté.



Cela confère au smartphone une importance capitale, même si le tour du Mont Blanc est très bien balisé. Pour ma part, je l’utilise en mode avion l’essentiel du temps, GPS actif et appareil photo. Ainsi il se décharge lentement. Et dans mon sac, j’emporte toujours une batterie externe ainsi qu’un mini panneau solaire. Durant le périple, je parviens à être autonome.

Conseil : les cartes, c’est trop lourd, trop encombrant et trop cher, alors opte pour une application ! Le seul bémol, c’est la vue d’ensemble que tu parviens à te créer via une carte. Mais rien ne t’empêche d’aller en boutique avant pour les consulter sans les acheter 😉

7-Le retour à la nature…Réveille le sauvage qui dort en toi !

Alors bien sûr tu souris après cet épisode technologique de me voir parler de nature. N’empêche, un GPS ou un appareil photo dans la poche ne dénaturent pas trop le retour aux sources.

Le soleil en guise d’horloge, c’est la biologie de base. La météo comme compagnon qui te souffle à l’oreille d’accélérer ou de ralentir, d’y aller ou de t’arrêter. Ton corps qui s’exprime chaque jour, à chaque pas, dans le plaisir, dans la douleur et les kilomètres qui, toujours, défilent sous tes chaussures. Prévoir de l’eau, se ravitailler, trouver une rivière pour la toilette. Pas toujours simple. Notamment au grand col Ferret, lorsque la seule source d’eau est un névé qui fond encore un peu. Le soleil brille pour quelques minutes et ses maigres rayons suffisent à transformer la neige en eau. Il n’y a plus qu’à utiliser nos gourdes pour nous doucher. Et oui, car nous y sommes allés à 4, avec mes comparses portugais. L’occasion pour nous de découvrir le cri (ou bien les jurons) de chacun au moment de s’asperger.

Tour du Mont-Blanc : rien de tel qu’une douche en rivière !

Conseil : Protège quand même ton équipement de la pluie. En particulier tes vêtements et ta guitare !

J’espère que ces motivations te donnent envie d’aller marcher autour du Mont-Blanc. Si tu as des questions, n’hésite pas à laisser un commentaire et à bientôt pour le récit d’une autre rando 😉

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