4h44 du matin en ce premier décembre 2016. Presqu’un an que je n’ai pas touché à ce blog. Un an sans publier. Pourtant j’ai essayé. A plusieurs reprises, j’ai tenté d’écrire cet article 120. Mais aucune version ne m’a convenu. J’en conclus que je n’étais pas prêt.

4h49 : trois lignes écrites. J’ai les anciennes versions sous les yeux mais j’ai décidé de ne pas m’en inspirer. L’une d’elle filait la métaphore montagnarde : ascension, crêtes, prises de risque, euphorie, oubli de soi puis…chute.  Et tu verras que cette métaphore a pourtant beaucoup de pertinence.

4h53 : je n’avance pas dans cet article. Et comme j’ai décidé de le publier aujourd’hui, il va falloir que je m’active. (En réalité, je crois que c’est une décision qui s’est construite en moi depuis plusieurs semaines et ce, presque malgré moi.)

4h56 : Le temps est compté. Stressssssss. Mes filles vont se lever, la journée va filer et après…il sera trop tard.

Que dire de cette année de silence ? C’est vertigineux de devoir passer d’un article par jour à un article résumant une année…impossible. Pourtant il faut bien.

Que dire de mes 119 premiers changements ? Pas question de donner un statut changement par changement, ça serait à mourir. Alors pour résumer et simplifier, tu peux considérer que je repars de 0 (Zéro). Tiens ! c’est drôle ces lettres entre parenthèses, ça me rappelle le papier officiel que j’ai signé récemment pour les dettes que j’ai et que je dois rembourser bien vite…

(Note pour plus tard : ne plus se faire prêter d’argent par sa compagne !)

5h06 : Je vais aller fumer une cigarette (et oui, quand je dis que je repars de 0…je ne mens pas).  Aller, hop, on se lève, on chope les béquilles et on claudique jusqu’au balcon…

5h12 : je fume vite pourtant…où sont donc passées ces 6 minutes

(Note pour plus tard : mettre un pantalon…ça meule)

Ah oui ! SI tu ne m’as pas croisé, tu as dû tilter sur le mot béquille. Hum…c’est là que ça se complique. Par où commencer ?

A dire vrai, je ne sais pas trop….Du coup, je vais tout mettre dans un gros carton. Rouler le tout dans un joli papier cadeau aux motifs blancs et rouges (comprendre esprit de Noël…ou alors hôpital, au choix) et  te livrer le colis en bloc. Ça te va ? 

Oui ? alors allons-y :

  • Rupture;
  • Hôpital – 1 (UN) mois;
  • Contre-rupture;
  • 1 (UNE) maladie de peau;
  • Hôpital – 1 (UN) pied empalé (béquilles, arrêt…il s’agit du pied droit pour les curieux);
  • Rupture pour de vrai;
  • Hôpital – retour de la maladie de peau ? non, cette fois eczéma sévère (NDLA : c’était pendant mes vacances, mois d’août, la mer, le sel de mer et la peau à vif, youpi);
  • Hôpital – première et dernière rando de l’année, glissade, chute, cheville cassée, hélitreuillage, 3 mois de botte et béquilles (NDLA : j’y suis encore et il s’agit du pied droit)
  • Reconnaissance de dettes en mode TGV

5h31 : Et voilà. Je n’ai jamais été doué pour les papiers cadeau  : 19 minutes…ça a pris du temps ! Que t’inspire cette année passée ? N’est ce pas une année comme on les aime ? avec ce côté Pierre Richard. Bien sûr, le féru de développement personnel (ou de psychologie)que tu es auras compris que tout cela a un sens. On a les maux qui nous ressemblent, n’est ce pas ?

On a les maux qui nous ressemblent

Et puis au milieu de tout ça j’ai quand même commencé un job en indépendant. Rien de tel que d’être à son compte sans mutuelle ni prévoyance par une année pareille. (J’exagère, j’ai quand même souscrit une mutuelle au mois d’août. Heureusement.)

J’ai tellement pris le mot “indépendant” au sérieux que je me suis absenté 2 mois et demi sur 4 et demi…Les gens m’ont vu plus souvent avec des béquilles que sans. Et je dois avouer que c’est une stratégie efficace pour se faire remarquer de tous et pour faciliter le contact (“que t’est-il arrivé ?”, “Que t’est-il encore arrivé ?”, “T’as vraiment la poisse”, “Ça doit être galère, non ?” …). J’irais presque à dire que ça m’a permis de tenir le changement parler chaque jour à un inconnu.

De là à dire que c’est fait exprès…

Bref, si j’étais psy, je dirais que j’ai accumulé beaucoup de matériau à travailler. Cool !

Alors, au boulot et…

5h43 : j’ai écrit l’article. Je vais le mettre en ligne. Il n’est pas parfait et je ne peux pas dire être pleinement satisfait mais deux choses me ravissent ce matin : je vais pouvoir le publier & il est beaucoup moins plaintif et larmoyant que les précédentes versions (il m’amuserait presque).

Une autre chose me réjouit à l’avance : boire du jus d’orange pressé. Bonne journée toi ! et à demain (j’espère…)

Envie d'inspiration

Envie d'être inspiré pour changer de vie, réaliser des changements, rejoins-nous, inscris toi :    Je déteste le spam autant que toi. Je ne diffuserai pas ton adresse.