Soyons simplistes et faisons comme si notre mental (nos pensées, nos souvenirs, nos connaissances…) était un être vivant à part entière.

Comme un être vivant, il a besoin de se nourrir avec des relations, de l’échange, de l’apprentissage, de la contemplation…

Parfois, nous le gavons (de livres, de séries, de travail, de pensées).

D’autres fois nous lui imposons le jeûne ou a minima le repos.

Le plus souvent, il capte tout un tas de choses que nous ne maîtrisons pas. Les paroles des autres, les publicités, une pensée nouvelle…

Or comme tout être vivant, notre mental est limité : il a besoin de vider une partie de ce qu’il a ingurgité.

Pour cela, il existe l’oubli. Mais l’oubli possède ses propres règles et surtout, sa propre temporalité. J’aurais tendance à croire que l’oubli va d’abord s’attaquer à ce qui est neutre, à ce qui est (à priori) insignifiant. Pour les choses teintées de sentiments (négatifs ou positifs) il semble en être autrement.

Pour ma part, c’est particulièrement le cas avec le vécu teinté négativement. Et ces choses teintées négativement, ces « mauvaises graisses » s’accumulent mentalement. Elles sont stockées et empilées : cette remarque cinglante que m’a faite mon pote, cette critique de mon collègue, cet article que je n’ai pas réussi à écrire, cette discussion au cours de laquelle je n’ai pas su écouter

Du coup, comment le vider ? Comment maintenir une bonne hygiène mentale ? Comment permettre à notre mental de faire ses besoins naturels ? (d’où le titre de haut vol)

Il pourrait y avoir le fait de sortir ses tripes mais cela tient plus de la réaction excessive que l’on a après une grosse soirée…C’est nécessaire mais pas conseillé comme méthode quotidienne. D’ailleurs je l’ai testé par deux fois ce dernier mois et un cumul de « mauvaises graisses » m’a pourtant piégé. J’ai bugué. C’est bien parfois nécessaire mais pas satisfaisant.

La solution que je vois, évidemment loin d’être la plus simple (pour moi), c’est d’exprimer au quotidien mes ressentis.

  • Dire merci et partager le positif
  • Dire non merci et partager le négatif.

Cela implique de m’arrêter sur la petite boule dans la gorge, le nœud au ventre, de sentir mon front se plisser lorsque quelque chose ne me va pas. De le sentir vraiment et de me le dire. Ensuite, de le partager. D’avoir le courage de la sincérité. Avec légèreté. Car si je poursuis la métaphore (douteuse j’en conviens) l’avantage d’aller à la selle tout les jours c’est qu’on se sent plus léger et que c’est plus facile !

Attention toutefois aux limites des métaphores…Ca ne veut pas dire que ce qu’on partage est nécessairement de la…merde 😉 loin de là.

Bref, cela requiert de s’impliquer dans les choses et dans les relations. De ne pas seulement les survoler par facilité pour se rendre compte après coup que cela ne nous convient pas.

Je n’ai pas de chien mais j’imagine que c’est préférable, pour ceux qui sont en appartement, de le sortir tous les jours plutôt que de le laisser une semaine dans l’appartement ?

Arrêtons vite cette métaphore. Pour ma part, j’ai réussi à me faire rire en écrivant cet article et ça, c’est assez rare pour être souligné.

A bientôt

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