Le changement #113 aurait du être « Ne pas se prendre au sérieux« . Aurait du…3 jours que j’essaie de l’écrire. 3 jours que je jette à la poubelle ce que j’écris.

Pourtant, je sens le besoin d’opérer ce changement. Mais finalement je ne sais ni comment, ni pourquoi. Je le sens.

Sans doute était-ce trop tôt pour l’initier.

Et cela me rappelle une épreuve de Maths aux concours commun polytechnique…quand j’étais jeune 😉

L’épreuve dure 4 heures. Je ne sais plus exactement mais il doit bien y avoir une cinquantaine de questions. Elles sont organisées en partie et chaque partie peut se traiter de manière indépendante des autres.

J’attaque. Première question… les doigts dans le nez. Deuxième question…idem.

Puis vers la quatrième ou cinquième question, catastrophe. Je ne trouve pas la réponse. Or je n’ai pas l’habitude de caler. Surtout en contexte de concours, surtout dans un contexte avec de l’enjeu.

Je sens monter une sensation de panique. Je regarde ma montre. Je me laisse 10 minutes pour terminer cette foutue question. 

Les 10 minutes sont écoulées. Je perds ma raison. Je veux m’acharner encore quelques minutes de plus. Je vais bien finir par répondre à cette pu@!#N de question de M@rD&.

10 minutes de plus s’écoulent.

Je sens que je m’enfonce dans une spirale dangereuse. Je m’obstine, je m’acharne en dehors de toute rationalité. 

Je transpire. Je regarde compulsivement ma montre. Je vois les minutes défiler. Je sais que je suis en train de déconner. 

Je m’agite. Je m’acharne vainement : je perds ma capacité d’analyse et de réflexion. 

Finalement, je passe plus de 3 heures sur cette question. Sans succès. 

Le stress a eu raison de moi.

C’est une des rares fois où je me suis retrouvé à ce point entraîné dans une obstination stupide et irrationnelle.

Mais finalement, dans une moindre mesure, il existe plein de situations similaires. C’est le cas avec cet article « Ne pas se prendre au sérieux ».

J’ai côtoyé un début d’acharnement. J’ai décalé de 2 jours l’ensemble de mes changements. J’ai commencé à bugguer et je l’ai ressenti.

Toutefois, pas de panique ;-)… Observer cet acharnement est intéressant. Cela n’arrive pas par hasard.

Pour mon épreuve de Maths de prépa par exemple : il s’agissait principalement d’un mélange d’orgueil et de doutes.

Il s’agissait du concours commun polytechnique. Le concours de « plus faible » niveau que je passais cette année là (à côté de centrale, mines/pont, X et ENS). Comment ne pas répondre à une question de début d’épreuve dans ce contexte ? En parallèle, j’étais en plein doute concernant le fait de faire une école d’ingénieur. L’occasion était donc parfaite pour un acte ridicule de rébellion. Un acte de stupide authenticité. Un acte qui voulait sauver une partie de mon ego et de mon orgueil.

En ce qui concerne ce changement #113 maintenant. Ahah. Peut-être la même chose que 20 ans plus tôt ? Peut-être de la fatigue ? Il est encore un peu tôt pour analyser cet acharnement. Peut-être pour fuir une peur comme lorsqu’il s’agissait d’effectuer le prélancement de Qwestly ? La peur de m’autoriser à me lacher par exemple. La peur d’accepter que je prends aujourd’hui au sérieux des choses qui sont ridicules, secondaires, drôles. La peur de sortir de ma zone de confort, de mes habitudes. Et même si je dois bannir cette expression…une fois n’est pas coutume : on verra.

Pour conclure, il me semble préférable de passer à autre chose, de noter l’acharnement et de le garder en tête pour qu’un jour surgisse d’elle-même la raison.

Donc STOP à l’acharnement

A bientôt

 

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