Certains, pensant que je m’y suis déjà mis(…dans la merde), se demanderont en quoi c’est un changement. Et bien non. Etre en difficulté c’est différent. Aujourd’hui, je peux parler de ce changement car cela fait quelques semaines qu’il s’est mis en place.

Alors je te rassure, je ne vais pas écrire le mot « merde » toutes les deux lignes. D’abord parce que côté référencement, mon site risque d’en pâtir. Ensuite, et surtout, parce que l’écrire une ou deux fois c’est frappant, l’écrire davantage c’est lourd et ça manque de sens.

L’idée est de sortir de sa zone de confort.

Première question qui doit te sauter aux neurones en lisant cette dernière phrase…

…c’est quoi ma zone de confort ?

C’est une espèce d’aimant qui t’attire et t’empêche de faire des nouveaux trucs. (Attention, ceci est « ma » définition improvisée du matin. Jette un œil sur la toile si tu veux plus de détails.)

Mais cette question est importante. On y reviendra, juste après la description du contexte.

On va faire simple et direct. Tant pis.

J’ai arrêté de bosser en Septembre 2013. J’avais à l’époque un très bon poste (responsabilités, salaire, voiture, autonomie et liberté) et deux patrons extraordinaires avec qui je continue d’ailleurs d’entretenir de très bonnes relations (ceux qui m’ont aidé à préparer mon pitch Qwestly).

J’ai arrêté de bosser parce que je n’y arrivais plus. Dépression. Je ne pouvais me faire à l’idée d’être en arrêt de travail. Je suis devenu chômeur. Au final c’est pareil, itou, kifkif : c’est le contribuable qui paie. Une petite différence pour moi : je ne ressentais plus l’entreprise comme en attente et cela me soulageait.

Il m’a fallu près d’un an et demi pour sortir la tête de l’eau et retrouver le goût du travail. Et depuis Juin 2015, j’essaie de faire le maximum : de saisir les opportunités, d’opérer des changements et surtout, de créer une startup et donc mon job.

Si tu connais un peu les conditions de pôle emploi (plus gros employeur français ?), tu devines que j’ai pointé aux « assedic » pendant deux ans. Je confirme. Je confirme que c’est terminé.

Début Octobre, j’ai reçu ma dernière indemnisation pôle emploi. Je n’ai plus de salaire. Je n’ai pas d’argent de côté. Je n’ai pas de startup créée. Je n’ai pas de contrat de travail signé. Je suis dans la merde. (Pour certains et peut-être beaucoup, je suis inconscient)

Les plus fidèles d’entre vous s’indigneront. Quoi ? Mais qu’est ce que c’est que ce bordel. Changement #51 – trouver un job à temps partiel c’est bien toi qui l’a écris Ludo, non ? Ben alors ?

Ben alors j’ai regardé des offres, des dizaines d’offres, des centaines d’offres et ça m’a déprimé. Alors je me suis dit. Tant pis.Cette fois ça va être chaud mais je vais aller au bout de la connerie.

Ces dernières semaines, le doute surgit régulièrement et se fait corrosif. C’est vraiment chaud…la merde 😉

J’ai eu deux touches pour des postes très confortables. J’avoue que j’hésite par moments. Le confort joue de l’aimant. Les arguments sont nombreux. Et oui Ludo, pense aux vacances en famille, aux filles, à Noël, à la retraite, à tes parents qui prennent de l’âge, aux études futures, aux loisirs, aux restos…

Vraiment nombreux ces arguments. Alléchants aussi.

Oui. Oui…mais non. Et pourtant tu sais que je suis contre les « oui mais« .

Sans doute suis-je un rêveur un peu trop déconnecté de la réalité. Sans doute ai-je envie de réaliser un rêve.

Mais mon cerveau kiffe le doute alors il ne se contente pas de cette version. Il m’en propose une autre que voici :

Sans doute suis-je un rêveur un peu trop déconnecté de la réalité. Sans doute que je m’invente des rêves pour ne pas retourner dans la réalité.

Et là ça fait mal. Ce doute là fait très mal. il revient à poser la question sur laquelle j’avais promis de revenir : quelle est ma zone de confort ?

Réside-t-elle dans le salariat bien moelleux ? …et en sortir peut passer par l’entrepreneuriat, créer une startup, être dans la « merde ».

ou

Réside-t-elle dans la non activité salariée ? …et en sortir passerait par le fait d’accepter un job « comme tout le monde » et de rêver en dehors des heures de bureau.

Je n’ai pas de certitude concernant la réponse. Je ressens mieux la première. Et comme je veux écouter mes émotions, c’est sans doute la bonne.

Par contre, la peur est énorme. Le risque est énorme. Je suis dans l’inconnu et je ne sais pas comment faire.

Seules choses que je puisse dire :

  • Etre dans la merde, ça donne soif. J’ai envie de créer. J’ai envie de réussir.
  • Etre dans la merde, ça fragilise.

C’est la première fois que je suis à ce point en difficulté. Je crois en avoir besoin.

A suivre.

A bientôt

PS : toujours est-il que ça fait du bien de mettre ces pensées par écrit. Comme ça, comme ça vient. Si t’as des questions, laisse un commentaire.

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