20/20, pourquoi ça ne doit pas rendre fier ? Pourquoi ça ne peut pas rendre heureux et pourquoi ça n’aide pas à réussir sa vie ? Au contraire.

Où a-t-on vu que la vie réelle était faite de devoirs sur table ?

Ca t’arrive souvent aujourd’hui d’avoir 2 ou 3 heures de calme absolu pour plancher sur une question du genre « quel est le cycle hormonale de la femme? » « Faire une résumé du texte fourni » ou encore « résoudre une équation pour trouver le nombre de douches que tu peux prendre si ton cumulus contient 325 litres et que…) ?

Et ça t’arrive souvent qu’un collègue ou ton chef te dise aujourd’hui : « Hey, super ton dossier, je te mets 18,5/20″ ?

ça t’arrive souvent de bosser tout seul ?

J’ai le sentiment que l’école aurait davantage du me former à :

  • créer mon environnement calme, mon environnement inspirant
  • savoir apprécier moi-même mon travail
  • travailler en équipe
  • définir un projet, un rêve professionnel

Ces compétences, on les apprend tout seul, sur le tas et sur le tard.

De la primaire à la terminale, je n’ai jamais été premier de la classe. Toujours dans le trio de tête (mis à part peut-être en seconde) mais jamais premier ! Mais j’en ai ramené des 20/20.

Pour la plupart, des 20/20 pour faire plaisir : aux profs, aux parents, à la famille, à mon orgueil. Des 20/20 qui, tels des cadeaux de Noël, cessent d’exister dès lors qu’on les a reçus. Des 20/20 qui ancrent dans le besoin des autres pour reconnaître la valeur de ce qu’on fait. Des 20/20 qui mettent l’accent sur le résultat, la destination et non pas sur le chemin. Des 20/20 vides. Des 20/20 calculés. Oui, comme dans une compétition où l’on cherche la stratégie gagnante.

Et à ce jeu, j’ai fini par être premier. En maths sup, j’ai été major comme on dit. Major en maths. Or les maths avaient un tel coefficient que j’ai pu être major toutes matières confondues (au moins un trimestre ;-)). Mais je n’avais toujours pas appris à travailler. J’avais du plaisir à faire des maths.Je venais en cours en ayant parfois déjà une idée de ce que l’on allait faire. J’étais ultra focalisé sur le cours et je cherchais la petite bête : où serait la faille dans la démonstration du prof ? J’étais à 200% lors des devoirs sur table et les notes me le rendaient bien (au delà de 20/20) mais où cela m-a-t-il conduit ?

  • Premièrement, à l’échec. En maths spé (alias la deuxième année de prépa), je ne savais pas travailler et je croyais ne pas en avoir besoin. Il aurait fallu. Dommage
  • Deuxièmement, à l’impasse. Quelle était mon ambition au delà d’avoir la meilleure note en maths ? Néant.
  • Troisièmement, à un handicap. J’ai développé une exigence très forte vis à vis des résultats. Exigence inhibante la plupart du temps.

Et aujourd’hui, je désapprends tout ça. J’ai commencé à prendre plaisir à travailler, à montrer mes brouillons, à demander de l’aide. Je trouve des stratégies pour adapter mes exigences au contexte. Je fais à nouveau des pas de côté. Je cherche à capitaliser sur mes points forts.

La conséquence, c’est que je vois progressivement se dessiner MON ambition, MA cible. Je vois se construire une VRAIE expérience, chaque jour plus riche, que je peux partager.

Conséquence subsidiaire et concrète : passer le premier round de Lyon Startup, c’est cool, mais ça reste un « 20/20″. L’important, c’est le reste. Qu’est ce que les gens ont compris ? Ont-ils envie d’adhérer ? Comment allons nous nous faire incuber, trouver des fonds, créer la structure ? Comment allons donner vie réelle à notre idée et réussir à aider des gens à atteindre leurs objectifs, pour de vrai ? Lyon Startup, c’est comme l’école : de la matière et une cadence mais pas une finalité.

Alors on va gagner, certes ;-), mais parce qu’on aura su montrer une véritable ambition.

Le changement réside ici : suivre ma véritable ambition quitte à me prendre un zéro. C’est comme déplaire. Etre mauvais élève pour suivre le cap que je me suis fixé.

Suivre ma véritable ambition quitte à me prendre un zéro

A bientôt

PS : il s’agit de l’article d’hier samedi 24 octobre. Troisième réécriture. Troisième fois insatisfait. Tant pis. J’aurais aimé faire plus drôle, plus percutant, plus concis. J’ai échoué. Ma note, le résultat, est faible mais l’apprentissage inestimable :

  • sur ce type de sujet qui me touche, préparer à l’avance la trame, les mots clés et les transitions.
  • Accepter d’être imparfait
  • rester discipliné et travailler

 

 

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