Lors de l’atelier Lyon startup de lundi soir intitulé « stratégie commerciale », nous avons eu droit à un bref rappel des parties prenantes dans un projet. Nous avons en particulier rappelé l’existence d’un rôle, celui du saboteur. Le saboteur ? J’ai plutôt l’impression dans mon cas que le premier saboteur…c’est moi.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour toi mais de mon côté, la lutte contre la petite voix intérieure est rude.

Par exemple ce matin.

Je me lève à 5h15 pour travailler sur le pitch Qwestly que je vais présenter mercredi prochain à un jury Lyon startup.

J’ai une trame que nous avons validée ensemble avec Chris.

J’essaie de la compléter, de la challenger et de la mettre en forme.

J’avance d’un pas. Un pas qui me coûte cher…au minimum 15 minutes. Mais je recule de deux. Je trouve ça nul. 

Le petit saboteur est là, caché derrière le rideau, soufflant ses propos acides à la petite voix intérieure. Généralisant à outrance. En caricaturant, le pas réalisé est nul donc la présentation est globalement nulle. Donc le projet est nul donc…

Halte là.

Je connais ma propension à l’insatisfaction et il y a quelques vertus. Seulement parfois, c’est inhibant et très énergivore.

Alors je vais m’appuyer sur un combo de changements passés et le compléter pour court-circuiter ce saboteur.

Je vais utiliser :

  1. D’abord jouer. Comme expliqué dans cet article, la petite voix est un indicateur. Pour reprendre les mots d’une certains Laure : « qu’est ce que je cache sous le tapis? ». Une peur ? Sans doute…mais quelle peur ? La peur que nous puissions aller plus loin ? Sans doute mais pourquoi ? Aller plus loin implique de nous confronter à la réalité. Ça peut marcher. Ça peut ne pas marcher. Les deux font peur. Pour moi, cela implique de sortir de la zone de confort dans laquelle je m’étais installé vis à vis de mon rêve d’entreprendre : le laisser à l’état de rêve.
  2. Ensuite changer mes exigences. L’exercice, comme chaque pitch que l’on fait au quotidien, consiste à faire part de la manière la plus claire, la plus sincère et la plus synthétique de notre ambition et des étapes que nous avons franchies sur le chemin devant y mener. Notre business model n’est pas définitif, beaucoup de choses sont à l’état d’hypothèses. La seul exigence ayant du sens est à mon sens de savoir si nous sommes sortis de l’idée pour aller vers un projet. En l’occurrence oui.
  3. Dire du bien.Cela s’applique aussi à moi. Me forcer à voir ce qui est bien dans ce que j’ai fait.
  4. Enfin, demander de l’aide. Nous avons la chance d’être deux sur le projet. Je m’impose de faire une version pour ce soir que je soumettrai à Chris.

Et toi, tu connais ça le saboteur ?

A bientôt

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