J’écrivais quelques jours plus tôt sur l’intérêt de faire des pas de côté. Il s’agit aujourd’hui de changer de point de vue, d’opérer le pas de côté pour adopter la position d’un Autre. A défaut d’un changement de vie immédiat, ce changement peut révolutionner les relations sociales.

Partons d’un exemple simple.

Tu gardes un bébé. C’est le tien. Ce n’est pas le tien. Peu importe.

Il semble super content de te voir. Il te montre tout ce qu’il sait faire, n’arrête pas de rire, te grimpe dessus…De ton côté, t’es super content. Tu l’observes, tu le taquines, tu l’aides. Pourtant, tu trouves qu’il a les yeux fatigués. Mais vous jouez tous les deux en oubliant le reste (ça c’est la magie des bébés : te ramener aussi sec dans l’ici et maintenant)

Et puis à un moment, bébé se frotte discrètement les yeux. Quelques instants plus tard, il baille. Il continue à s’activer avec frénésie, à te baver dessus et à te faire des mega smiles.

Tu penses qu’il est fatigué. Tu penses qu’il a envie d’être avec toi. Tu hésites et te demandes quoi faire.

Pour ma part, je trouve le sommeil d’un enfant primordial et opte le plus souvent pour l’option dodo, quitte à ce qu’il y est quelques heurts et quelques résistances.

En somme, j’impose mon point de vue d’adulte. En plus c’est « facile », bébé ne parle pas (En réalité, c’est plus difficile. S’il parlait, on pourrait plus aisément se mettre d’accord).

Donc je m’impose…avec un soupçon de gêne. Ai-je tenu compte suffisamment de son point de vue ?

Et dans les relations « adultes », amicales, intimes, professionnelles, familiales, qu’en est-il ?

Tous les jours nous confrontons nos points de vue. Il m’arrive d’oublier de me mettre à la place de l’autre, notamment lorsque je suis sous stress. Il m’arrive de chercher à m’imposer. D’argumenter, d’attaquer, critiquer pour m’imposer. Autant le dire tout de suite, les résultats ne sont jamais probants. Ni pour l’Autre, ni pour moi.

Alors aujourd’hui, je mets en place une première stratégie pour progresser dans ce registre.

  • D’abord je m’appuie sur le dialogue en écho.
  • Ensuite, en intervenant, je ferme les yeux (intérieurement) pour me demander comment j’aimerais qu’on me parle.
  • Je me déplace physiquement
  • Enfin, je demande un « accusé de réception ». Un simple question du type « Qu’en penses tu ? », « Comment t’ai je écouté ? »…

Loin de moi l’idée de complexifier les échanges. Loin de moi l’idée de les rendre artificiels. D’ailleurs ce type de stratégie ne s’applique pas tout le temps. Cela s’applique principalement lorsque les points de vue divergent et qu’on sent de l’émotion (et oui parce qu’on l’écoute maintenant). L’idée est au contraire d’augmenter le niveau de conscience de ces situations pour décider de ce que je dis, à tord ou à raison.

Augmenter le niveau de conscience pour décider de ce que je dis…à tord ou à raison

Je te tiendrai au courant des résultats de cette stratégie et si de ton côté tu as des astuces, n’hésite pas.

A bientôt

Ludo

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