La vie n’est pas une succession d’événements extraordinaires. Nous aurons beau changer de vie, cela demeurera ainsi. Il y a de l’extraordinaire, du spécial, de l’ordinaire et de l’ennuyeux. Nous pouvons par contre changer notre regard sur ces moments de vie et en un sens, trouver une autre voie, plus fun grâce à des petits pas de côté.

Quand j’étais gamin, et ado encore, il m’arrivait de faire mes devoirs. Oui, rappelle toi, l’activité pour laquelle tu t’enfermes dans ta chambre, assis sur ta chaise, face à ton bureau.

J’avais une belle chambre. Tous les meubles étaient assortis. Lit en pin, table de nuit en pin, commode en pin et bureau en pin. Un gros bureau avec des cachettes. J’y avais caché des lettres d’amoureuses pensant naïvement être discret. Ma mère en a trouvé. J’étais vraiment naïf et ma mère…vraiment curieuse.

J’avais cette belle chambre et j’aimais mon bureau. Mais une chambre, c’est relativement statique et finalement, relativement ennuyeux. Surtout lorsqu’il faut faire la fiche de lecture d’un livre qu’on n’a pas encore lu…(Merci monsieur G. pour cette travaux bimensuels).

Alors j’avais une première stratégie qui consistait tous les 2/3 mois à changer la disposition des meubles. Comme une envie de camembert, ça me prenait d’un coup. Je m’enfermais du matin au soir avec un ou deux sacs poubelle. Oui, réaménager, c’est aussi l’occasion de faire le ménage et le tri. Donc je vidais, je triais, je déplaçais, je remplissais et je finissais par contempler. J’aimais cette sensation. Sans doute aussi parce que ça changeait du job de l’élève à 90% cérébral. Enfin une activité où tu imagines, planifies et transpires pour faire. On devrait imposer ça dans les classes…

Ça, c’était ma première stratégie, moyen terme.

La seconde, plus court terme, c’était de changer de point de vue dans ma chambre. Je montais sur le lit. Je montais sur le bureau. Je me mettais la tête en bas. Et je révisais comme ça. Je réfléchissais comme ça. Et vraiment, même si ça fait très cliché « cercle des poètes disparus », c’est bien ce que je faisais et cela m’aidait.

Alors faire un pas de côté : penser différemment,  ce n’est pas juste du marketing à la sauce Apple (et tant mieux si certains fans de la pomme se sentent froissés).

C’est rebondir sur une remarque que l’on m’a faite quelques semaines en arrière :

Nous pouvons faire preuve de créativité même dans les situations les plus ennuyeuses

C’est pour moi remettre au goût du jour ces séances d’errance spatiale dans la pièce (remarque : me mettre debout sur le bureau me fait envie mais maintenant je pèse 80kg. C’est pas pareil que les 50 de l’époque…)

C’est créer des décalages lors de réunions ennuyeuses : si chaque participant était un animal, lequel serait-il et pourquoi ? (ça j’avoue, c’est de la pompe. Je l’ai lu il y a quelques mois sur un blog. Je ne sais plus quel blog mais si quelqu’un trouve, merci de mettre le lien)

C’est imaginer que je suis un enfant qui vit la situation

C’est…

Il saute aux yeux que nous avons mille et une façons de faire des pas de côté. Et ce dans toutes les situations.

Alors c’est parti et comme d’hab, si tu veux partager tes pas de côté ou autres impressions…

A bientôt

 

 

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