Oui dis-moi, changer de vie, ça veut dire quoi ? Et la meilleure réponse que je ferais serait sans doute de te retourner la question. Car ce qui compte, c’est ce que cela t’inspire à toi !

Pour autant, en écho à cette question, j’ai voulu faire un article « définition » pour donner un peu de contexte à ce blog, à ces mots et à ces changements.

Certains y voient des contraintes que j’empile journée après journée. Et sans que les choses soient dites trop ouvertement, je sens qu’ils trouvent cela dérisoire, parfois stressant et même les deux à la fois.

Je ne ressens pas le besoin de justifier ma démarche mais bien celui de l’expliquer. J’ai horreur de l’incompréhension. D’ailleurs, je devrais ajouter un changement intitulé « accepter l’incompréhension ». Peut-être gagnerais-je du temps ?

Je rebondis sur ce mot : « incompréhension » le temps d’une rapide digression.

Durant mes études, j’ai enseigné. D’abord dans un lycée technique classé en ZEP. Je devais y transmettre des savoirs en mathématiques, physique et chimie à des élèves de terminal BEP et de première année de bac pro (dominantes : métallurgie, décolletage, usinage et comptabilité). Ensuite en mathématiques dans un collège près de Saint Etienne.

J’avais 22 ans. Jeune donc. Inexpérimenté donc. Naïf donc.

Moins que les élèves dans leur rôle,d’élève. Les élèves testent. L’une de mes classes, par exemple, bien présente au cours d’avant, a décidé d’organiser une sèche collective de mon cours. De mon premier cours. Histoire de mesurer la résistance.

Bref, Je faisais donc cours. C’est à dire que je passais 50% de mon temps de classe à transmettre des savoirs et des méthodes (leçons, exercices…) et 50% de mon temps à faire de « l’éducation ». Parler de la vie, des règles, de l’avenir…Avec le recul, j’avoue que c’était très intéressant. Pour quelqu’un qui a le goût de l’éducation, ça peut être passionnant. Pour ce qui est de transmettre les savoirs, c’est moins fun, surtout les sciences dures dans ce contexte.

Re bref. Je faisais cours et il était fréquent que certains élèves ne comprennent pas. Pas tant du fait qu’ils ne parlaient pas très bien le français car cela restait marginal et ne posait pas forcément problème pour la compréhension. Mais plutôt parce que l’angle que j’avais choisi pour transmettre le savoir n’était pas le bon. Les exemples n’étaient pas les plus parlant. Et il m’est arrivé plusieurs fois de me remettre en question en séance et de changer deux, trois, quatre fois de manière de présenter un cours pour réussir à embarquer toute la classe. 12 personnes au demeurant.

Et c’est là que voulais aboutir. Je crois que c’est grâce à cette horreur de l’incompréhension que j’ai pu le faire, à cet âge, sans expérience et avec persévérance pour réussir la majeure partie du temps à embarquer toute la classe.

Alors à bon entendeur, se remettre en question, changer d’angle d’attaque… je vais expliquer ma démarche.

Les contraintes sont partout et tout le temps. Originaires de notre prime enfance et de l’éducation reçue. Originaires de l’adolescence avec les règles de groupes. Originaires encore de l’âge adulte avec les codes de nos groupes d’appartenance, de nos professions, de nos loisirs et j’en passe.

Nous avons, à chaque action que nous entreprenons, un panel de règles et de contraintes qui nous orientent ou qui nous brident. Le plus souvent inconsciemment et de manière immédiate.

Ma démarche consiste à mettre temporairement certaines de ces règles et/ou contraintes en lumière. En prendre conscience. Une fois mises en lumière, apporter quelques modifications par le biais de ces fameux « changements« . Essayer. Juger. Et si l’essai s’avère pertinent, adopter et laisser tranquillement la nouvelle règle s’enraciner et retourner dans l’ombre.

Si l’essai s’avère pertinent, adopter et laisser tranquillement la nouvelle règle s’enraciner et retourner dans l’ombre

Et pour répondre à la question de départ, c’est cela pour moi changer de vie. C’est changer des petites habitudes pour à terme, vivre mieux. Alors je choisis les changements en fonction de mes valeurs, certaines étant immuables, en fonction de mes envies aussi et surtout en fonction de mes ambitions.

Je teste. J’échoue. J’apprends. Programme parfaitement adapté à ma principale ambition : ne plus regretter de n’avoir pas osé. Alors j’ose oser. Oser la vidéo, oser l’anglais, oser contacter des personnalités… Ces quelques changements constituent des briques. Des petits riens qui servent de matériau. Actuellement, j’empile ces briques pour construire les fondations pour mes ouvrages de demain : de futurs petits riens plus conséquents. En somme je m’entraîne pour oser des choses plus risquées ou plus effrayantes pour moi.

Alors certes, sur le moment c’est coûteux et cela demande un peu de vigilance. Mais vivre est coûteux, n’est ce pas. Alors autant choisir où investir mon temps et mon énergie…

Et puis sinon, il y a toujours moyen de trouver de bonnes raisons de ne pas changer

Allez, à bientôt et si l’envie te prend de nous dire ce que « changer de vie » veut dire pour toi, n’hésite pas.

 

 

Envie d'inspiration

Envie d'être inspiré pour changer de vie, réaliser des changements, rejoins-nous, inscris toi :    Je déteste le spam autant que toi. Je ne diffuserai pas ton adresse.