La réalité existe-t-elle ? Personnellement je ne crois pas. Ce que je crois : il en existe au moins autant que d’individus. Toutes espèces confondus. Là, tu te dis yes, cool, c’est bien la théorie mais en pratique ça sert à quoi de se dire ça ?

A prendre de la distance, du recul. A trouver de la matière pour changer de point de vue. A me rendre compte que je crois fortement à ma réalité, trop. Comme si d’ailleurs je ne pouvais en voir qu’une. Ce qui me rassure : le constat que je suis loin d’être le seul dans ce cas.

Ainsi, il y a des jours où la réalité semble s’assombrir et d’autres où elle semble s’éclaircir. Or nous savons déjà que ces fluctuations ne sont pas dues qu’à la chance. Bien sûr il y a le regard qu’on porte sur nos journées. Un même événement peut souvent être vu de plusieurs manières.

Alors je ne vais pas faire long. Je te propose de relire le périple que j’ai raconté dans le changement #50.

Je t’incite vivement à lire les commentaires et à suivre le lien de Chris vers un conte très court.

La suite est simple. Au delà des considération relatives à la chance, je peux prendre deux partis différents concernant chacune des journées :

la journée fut bonne. Plus d’éclaircies que de nuages

la journée fut mauvaise. Plus de nuages que d’éclaircies.

Oui, j’entends certains dire qu’il y a davantage de partis possibles. Par exemple, « je m’en fous, c’est une journée ». Auquel cas, tant mieux ou tant mis. Soit tu es déjà dans une certaine acceptation et dans le lâcher prise, soit tu as renoncé, ce qui est différent. A toi de voir.

Mais je confirme, il y a plus riche que cette dichotomie bon/mauvais.

Tout d’abord, les éléments relatés sont-ils les seuls à constituer ma journée ? Le reste de ma vie est-il exclu de mes journées sous prétexte qu’aucun événement ne me les rappelle. Par exemple le fait d’être en bonne santé, d’avoir des enfants en bonne santé, d’avoir des projets…

Ensuite, les éléments relatés sont-ils vraiment les seuls ? N’ai je pas déjà opéré un filtre ?

Je lisais une phrase d’un chercheur concernant les expériences positives et négatives. Sans me la rappeler dans le détail, je me souviens qu’il comparait notre mémoire à un objet à deux faces. L’une des faces serait selon lui recouverte de scratch et dédiée aux expériences négatives. Très efficace. L’autre recouverte de teflon et dédiée aux expériences positives. Inopérante ou presque. L’humain est conçu comme ça. Au départ pour sa survie. Mais nous avons d’autres ressources. Oui, même toi ! Même moi.

Par contre, ça oblige à recalibrer de temps à autres.

Changer ! Considérer la réalité comme une pièce à deux faces ou même à un dé. Et prendre le temps de regarder les autres faces. Les événements occultés. La face sur laquelle repose la pièce ou le dé. Une face importante, qui existe mais qu’on ne voit pas.

Ainsi effectivement, même par un jeudi noir comme celui évoqué dans le changement #55, je veux être en mesure de retourner le dé et voir les autres faces. Comme souvent pour une nouvelle habitude, ce n’est pour l’instant ni naturel ni efficace.

Comme d’habitude, tu peux commenter. Je profite de cet article pour rappeler que ce que je vis, ce que je dis, ce que tu lis et ce que comprends sont sans doute 4 réalités différentes. Légèrement ou considérablement différentes 😉

A demain.

 

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