Hier nous étions jeudi. Et je l’ai vécu comme un jeudi noir. Le cours de mon énergie est descendu très bas. Chute du mojo. Clôture à la baisse. La colère est énergivore. C’est un ogre…d’où le changement d’aujourd’hui.

Et oui, nous vivons tous de temps à autres des jeudi noirs. Nous connaissons tous la colère. Si jamais ce n’est pas ton cas, j’aimerais te rencontrer. Vraiment. Rapidement.

Nous connaissons tous la colère or à mes yeux, la colère a mauvaise presse. Pourtant, la colère est une émotion de base. C’est un indicateur. C’est un outil.

Me mettre en colère, ou juste ressentir la colère monter, s’installer…C’est comme passer la nuit à deux dans une même chambre. A deux : un moustique et moi. Sitôt que je m’assoupis, j’entends son sifflement strident, perfide, narquois et de me dire « mais c’est pas vrai ». Puis un court silence et la piqûre. « Mer.., il m’a encore eu ». Me lever, allumer la lumière et chercher. Mais colère ou moustique, sous les pleins phares, je ne vois rien. C’est le lendemain qu’on comprend. Le moustique avait une bonne planque. Sous le lit ! Ah bravo les conseils. Il faut laisser de l’espace sous un lit pour que l’air circule, éviter l’accumulation de poussière etc. Mais on ne nous prévient pas que c’est un spot que kiffent les moustiques. Tous les nouveaux moustiques riches de l’est viennent sous les lits. 

Alors on essaie des trucs :

  • La couette jusqu’au front. Pendant la canicule de Juillet, c’était parfait.
  • Changer de pièce. Pas très efficace. Le moustique est stupide et mono maniaque mais il ne se laisse pas berner de la sorte.
  • Le tuer. C’est agressif mais ça défoule. Ça laisse des traces sur les murs mais tant pis. Par contre, on les a rarement tous…

Des stratégies de fuite ou d’agressivité. La stratégie du rire est rarement de mise avec le moustique et l’assertivité n’en parlons pas. N’en parlons pas car qui est déjà parvenu à établir une communication verbale avec le moustique ? ou non verbale d’ailleurs ?

Finalement, le mieux, c’est peut-être de lâcher prise et d’accepter. On aura juste quelques démangeaisons le lendemain.

Alors oui, j’ai été en colère hier. J’ai ressenti de l’injustice, de l’incompréhension. Mais je suis resté enfermé avec cette colère. Je n’ai pas changé de pièce, je n’ai pas pu la tuer. Et me cacher ne fonctionne pas.

En rire aujourd’hui avec cette histoire de moustique n’est pas la solution optimale. Il va me falloir regarder ce qu’il y a sous le tapis que cette colère tente de cacher. Il va me falloir exprimer mon ressenti. Mais décaler un peu les événements pour les rendre drôle c’est  déjà un pas de côté. C’est une manière d’élargir un horizon que la colère a tendance à réduire.

Décaler un peu les événements pour les rendre drôles est une manière d’élargir un horizon que la colère a tendance à réduire.

Je sais que certains laissent s’écouler du temps entre le ressenti de la colère et toute action. Histoire de prendre un peu de recul. Attention quand même à pas trop reculer, sinon on enterre à nouveau sous le tapis et un jour, le tapis nous dépasse.

Je vais donc mettre en place cette stratégie de décentrement. On verra bien. Je te dirai les résultats observés.

Et si tu as de bonnes stratégies (différentes des orgies de M&M’s), n’hésite pas à les partager

A demain

 

Envie d'inspiration

Envie d'être inspiré pour changer de vie, réaliser des changements, rejoins-nous, inscris toi :    Je déteste le spam autant que toi. Je ne diffuserai pas ton adresse.