Réussir à ancrer un changement, une nouvelle habitude, ça demande parfois un peu de persévérance. Car au cours de nos vies, on oublie parfois de bonnes pratiques. C’est ce qui m’est arrivé avec ce « pourquoi » magique. J’avais oublié de l’utiliser.

Ecoute cette histoire que je vais te raconter. Du fond de ma mémoire, je vais te la conter. Elle se passe à Lyon au pays du cochon, dans un immeuble de bureau, au milieu des…

A cette époque, aux alentours de 2010, je partageais un bureau avec d’autres collègues manager. Dont Diego (toute ressemblance avec des personnes réelles serait…).

Diego aimait le sarcasme et souvent (ou parfois, je ne suis plus très sûr) il nous faisait rire. Mais parfois non. Et ce matin là, pas du tout. J’étais en pleine discussion avec mon autre collègue, Bernardo (qui en réalité n’était pas sourd et pour l’occasion ne sera pas muet). Je m’en souviens encore, nous parlions de déterminisme, de chance, de hasard, de Dieu… Nous étions, Bernardo et moi, au cœur d’une discussion matinale passionnée lorsque Diego fit son entrée. Interruption pour nous dire bonjour, parfait. Rien à redire. Bernardo et moi reprirent aussi sec le fil de la discussion, toujours de manière passionnée (même si nous savons toi et moi que vu le sujet, cela tournera au dialogue de sourds). A peine deux minutes s’écoulèrent que Diego intervint pour faire une « sortie » et l’accompagner du rire qui va bien. Autant te dire que j’ai vu rouge (merci Elie) et que j’ai failli monter sur mes grands escargots. Piégé par la rapidité de mes émotions je me suis retrouvé en colère et vexé. Pour autant, ce jour là, au lieu d’utiliser la surenchère de sarcasme, l’ignorance feinte ou d’autres ruses de ce genre, j’ai utilisé le « pourquoi ».

J’ai tout simplement demandé à Diego : « dis don(c) Diego, pourquoi as tu dit ça ? » Et Diego de m’expliquer l’association d’idée qu’il venait de faire entre nos propos (à Bernardo et moi…faut suivre hein!) et l’émission qu’il avait entendu le matin (peut-être sur rire et chanson, ça je ne m’en souviens plus). Je suis tombé des nues. J’avais réagi au quart de tour pensant que Diego se moquait de nous alors qu’en fait il riait une nouvelle fois d’une blague entendue le matin. La pression est retombée illico.

Alors oui, nos émotions vont beaucoup plus vite que notre raison. Et parfois, on démarre au quart de tour suite à une phrase qui aurait été probablement anodine aux yeux d’un autre. Ou prononcée à un autre moment ou surtout, écoutée d’une autre oreille.

Je décide donc de ressortir des cartons ce « pourquoi« . La prochaine fois que je sens qu’un propos me titille (en négatif comme en positif d’ailleurs), je prendrai un peu de distance en demandant pourquoi ce propos a été prononcé, ce qu’il veut dire. Cela me permettra de limiter l’effet de mes filtres perceptifs. En gros, d’être plus proche de ce que l’autre a voulu dire. Et ça, c’est cool.

Demander pourquoi c’est une manière d’écouter d’une autre oreille, une oreille plus neutre,  ce que l’autre veut nous dire.

Si tu n’as jamais réagi au quart de tour, à tord, jette moi le premier commentaire. Sinon, jette aussi ton commentaire car je rêve de savoir pourquoi, si tu écris tu écris, si tu n’écris pas tu n’écris pas.

A bientôt…et si ça n’est pas fait, rejoins la communauté des abonnés en t’inscrivant à la newsletter.

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