Tu te souviens de tes cours de conduite, avec Paul, ton moniteur attitré ? T’aimais pas, n’est ce pas ? T’y allais avec la boule au ventre. Tu te rappelles de toutes ces fois où il te demandait d’anticiper davantage : « T’anticipes pas », « Anticipe, anticipe »  ou plus incisif « mais anticipe bordel » ? Au final, il avait raison Paul. Au volant, l’anticipation c’est bien. Si t’es pas convaincu, pense à ton dernier trajet sur l’autoroute et au gars dans sa Mégane qui a déboité au dernier moment. Pour autant, je veux en finir avec l’anticipation

Evidemment je veux continuer à savoir anticiper mais je souhaite changer pour anticiper de manière opportune.

Revis avec moi ce scénario :

5:54 – Je me réveille. J’éteins rapidement mon réveil pour ne réveiller personne.

J’imagine mon programme du matin : Aller courir, m’étirer, me doucher, acheter le pain, préparer le petit déjeuner, méditer, emmener mes filles à l’école pour 8h20… Ou peut être, méditer, aller courir, m’étirer, me doucher, acheter le pain, préparer le petit déjeuner, emmener mes filles à l’école pour 8h20. Arf, je risque de ne pas avoir le temps. Si je cours entre midi et deux, je peux ramener le programme à méditer, me doucher, acheter le pain, préparer le petit déjeuner, emmener mes filles à l’école pour 8h20. C’est plus réaliste. Finalement, j’ai très envie d’aller courir donc je reviens au programme n°1.

6:09 – Je suis toujours allongé à anticiper mes actions du matin.

Déjà un quart de perdu. C’est certain que le programme n°1 ne tient plus. Il faut réduire. Je m’agace de perdre du temps de la sorte et j’essaie à nouveau d’optimiser mon programme.

6:21 – Je me lève. Je n’ai encore rien fait.

C’est donc de cette anticipation essentiellement cérébrale et masturbatoire dont je veux te parler. Je la considère tout autant comme une cause et comme un carburant de mes peurs. Alors que l’anticipation « active » a du bon. Celle qui consiste à faire immédiatement.

Je me suis rendu compte que ces anticipations constituent un scénario d’évitement. Dans ma tête, j’envisage plein de choses et je me stimule en essayant de les organiser entre elles, en optimisant. De manière crue, je t’avouerai que j’ai l’impression que ça meuble, ça occupe. Le problème, tout ça consomme beaucoup d’énergie pour des résultats très décevants…lorsque résultats il y a !

Je manque pleins d’opportunités. Cela rejoint un peu les rêves dont je t’ai déjà parlé.

Et en quoi ce changement, arrêter d’anticiper, peut changer ma vie ? En quoi ça me permet de trouver ma voie ?

En me permettant d’être davantage dans le faire.

De ce faire, tirer de la satisfaction. De cette satisfaction, tirer de l’énergie pour faire…

De ce faire, tirer de l’expérience. De cette expérience, apprendre & comprendre : mes ressentis (ça me plait, ça ne me plait pas), le comment (comment fait-on, comment s’améliore-t-on ?)

De ce faire, créer de nouvelles opportunités.

Bref, tous les ingrédients pour le banal mais bénéfique cercle vertueux !

Si t’imagines une réaction à cet article, n’anticipes pas, écris-le. Je te remercie d’avance.

Et si tu as besoin d’un test pour jauger de ton ratio anticipation/action, examine ta ToDo List. Si elle enfle plus qu’elle ne diminue dans une journée, c’est que tu anticipes trop…

A bientôt

PS : anticiper trop peut être une stratégie pour gérer notre peur de l’échec. On pourra parler plus tard de l’échec mais on peut aussi prévoir de se retrouver au failcon en Septembre pour parler d’échec.

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