J’aimerais bien changer de vie. Sans doute comme tout le monde. Et lorsqu’on me donne des conseils pour, je trouve toujours à redire : « oui mais tu comprends, c’est pas si simple ». Lorsqu’il s’agit d’oser, de changer, de bouger, de faire un pas de côté…il est toujours possible de trouver un « mais ».

Et sans rentrer dans la théorie passionnante des scenarii de vie, sans faire le tour de tout ce qui peut nous inhiber dans notre évolution personnelle,  je te propose qu’on s’attaque à une stratégie puissamment efficace pour ne rien faire, le  « oui mais« .

Pour commencer je t’invite à regarder l’extrait suivant (légèrement transformé) du film « Oui mais ». Conseil, tu peux couper à 1’30 ».

C’est agaçant. C’est tellement évident qu’on a envie de le secouer, n’est ce pas ? D’ailleurs si ça t’inspire une bonne tirade, n’hésite pas à nous en faire profiter dans les commentaires 😉

Maintenant, si je te dis que tu es régulièrement comme ça. Que je suis régulièrement comme ça.

Oups…tu rigoles moins. Comment ? Quoi ? Tu dis que pour toi c’est pas pareil. Ah !!! Le fameux, « oui mais moi c’est différent »… Certes, nous sommes tous différents, mais finalement parfois si proches.

Je peux te citer des tonnes d’exemples dans lesquels j’ai cédé à l’appel du « oui, mais ». Alors que j’essaie d’y être vigilant depuis des années.

Je vais puiser dans le très récent. Pour ça je t’invite à me rejoindre au mariage de P. et C. qui se tenait samedi dernier.

Mairie de Lyon 7ème, 11h. Excellent moment d’émotions et de rigolade avec un adjoint au maire humoriste à ses heures. Echange des consentements. Sortie de la mairie et vin d’honneur pas très loin. Du soleil, un poil trop pour le combi chemise/costume. Et oui, je transpire un peu. Des boissons, fraîches et diverses. Soft & hard. Je reste vigilant car nous avons de la route pour rejoindre le lieu de la fête. Tiens, avec un peu de vin, je sens une petite envie de fumer. D’autant que d’autres ne se privent pas. Je gère. L’envie passe aussi vite qu’elle est venue.

Début des festivités au moulin, 17h. Lieu atypique, kitsch et charmant. De vieilles affiches partout, des pompes à essence, un étang. Oh, une bière fraîche…oui, avec plaisir. De petites maison faisant office pour certaines de gîtes, pour d’autres de salon,  ou encore de salle de jeu. Encore une bière fraîche ? D’accord. J’aime bien les bulles fraîches. Cette sensation sur le palais… Je profite d’un nouveau bon moment d’émotion et de rigolade avec une cérémonie organisée pour les mariés. Excellent. Le repas va commencer. Ce moment d’avant repas de fête est l’occasion d’une nouvelle réminiscence. Un flash diabolique dans lequel l’instant est associé à une cigarette. Ca passe.

La soirée, heure inconnue. Y a de la musique. Du vin. Des amis. Des bêtises de l’on dit. D’autres que l’on fait. Des discussions sérieuses, chargées tantôt d’émotion, tantôt de rigolade. Du vin. Je danse. Ça me fait du bien. Le repas devient lointain mais j’en profite pour me rappeler qu’il était très bon. Du vin. Une musique propice, on porte la mariée. Pourquoi ? aucune idée. En soirée, on fait des trucs louches parfois. On le fait en sachant vaguement que ça ne sert à rien, qu’on n’est pas super serein car la fatigue commence à poindre. Pourtant, on le fait. Du vin. Bref, j’ai envie de fumer. Ca passe mais je sens que la lutte est plus ardue. Les gens commencent à déserter. A 6 ou 7 heures du matin, je taxe une cigarette. J’emprunte un briquet. Mon ami Chris se met en guerre contre moi et contre cette pulsion stupide. Là, fort d’un mojo de soirée (le super pouvoir des super soirées), je deviens le parfait ambassadeur du oui mais. De la mauvaise fois. « Il est si tard et je suis si…fatigué, que je ne m’en souviendrai pas demain ». Ou encore, « ouais mais j’ai résisté toute la journée, maintenant ça suffit ». « Mais je ne vais fumer que 3 lattes puis je l’écrase et après on n’en parle plus ». « Là, je fume rapidement mais hop, je reste le nouveau non-fumeur que je suis devenu ». Je suis même allé m’enfermer dans des toilettes pour me retrouver seul. Sans aucun regard extérieur. A ce moment là, seul face au gogue, au plus fort de ma volonté, comme tu imagines, je n’ai pas allumé la tige. Je l’avais à la bouche mais je ne l’ai pas fumée. Intuition ? Effet dissuasif des méthodes « à l’américaine » de Chris ?

Toujours est-il qu’au moment de me coucher, à 8 heures, je n’avais pas fumé. Et tant mieux. Je suis resté non fumeur !

Il y a des « oui, mais » pour faire, d’autres pour ne pas faire. Certains plus ridicules et d’autres plus sournois. Oui, mais il y en souvent et dans tous les domaines de la vie, dans toutes les circonstances.

Une première étape consiste à les relever. Pour ça, dès lors que tu l’as repéré une fois, ça devient plus facile.

Une fois que tu sais les repérer, il s’agit de changer. Lorsque je détecterai du « oui, mais », je commencerai par rire de moi avec bienveillance. Ensuite, je me demanderai quelles sont les peurs, les besoins ou le confort qui se cachent derrière.  J’en ferai part.

Je n’hésiterai pas à demander de l’aide également. Je demanderai à ce qu’on m’alerte si je commence à jouer du « oui, mais ».

Si tu as des anecdotes à propos du oui mais ou des stratégies de défense, n’hésite pas à écrire.

Merci et à bientôt

 

PS : je l’avoue, l’article était en préparation mais je n’ai pas réussi à le terminer pour le 27/07 comme cela aurait du être le cas. Il est 4h40 aujourd’hui 28/07 et je le publie. Tant pis, je mets la date au 27/07, pour les archives.

 

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