Tu connais ça ? Tu fais un truc qu’habituellement tu aimes. Tu le fais mais cette fois tu ne prends pas de plaisir parce que tu en attends trop. Oui ? De mon côté aussi. Du coup, changeons !

Partons d’abord du réel:

Je suis retourné au beach volley cette semaine après une abstinence d’un mois pour cause d’entorse. 3 sessions. Et surtout, trop de disparités dans ce que j’ai pu ressentir lors de chaque session. Pourtant j’aime ce sport mais suis parvenu à ne pas éprouver de plaisir, voire à être déçu et contrarié.

Première session, premier retour sur le sable après un mois. C’était dimanche. Il y avait très peu de monde. On passe deux heures à jouer en 2×2. Je prends soin de mon entorse : je ne joue qu’en manchettes, contres et attaques. Aucune passe à 10 doigts. Il fait chaud, je transpire mais le corps répond bien. Je prends du plaisir. Je ne me fais pas mal. Accessoirement, on gagne nos matchs.

Session suivante : Aie, la semaine en cet été caniculaire, c’est Ibiza ! Bondé, bondé bondé. Bref, j’attends un peu puis je joue en 2×2. Ça va. Je ne connais pas les gens mais ils sont sympas. Pour autant, je ne ressens pas d’esprit d’équipe. Serait-ce un début d’amertume qui pointe son nez ? On perd le match. Il faut attendre une gagne. Cette fois, ça ne sera pas en 2×2 mais en 4×4. Je connais peu mes coéquipiers. Mais surtout, je ne me sens pas dans le match. Certes c’est la fin de session mais je suis mou et raide à la fois. Je foire trois récep’ d’affilé. Un mec d’en face m’interpelle :

Lui : – plie les genoux bordel !

Moi : – ???

Lui : – ben oui, t’amortiras plus si tu plies les genoux.

Je le sais. Il le sait. Je sais qu’il a raison. Il sait que je sais. Ou pas. Bref, je n’ai rien à répondre. Juste une vague envie de distribuer une paire de gifles. Pourquoi ? Parce qu’il a raison ? Parce que je suis irritable depuis l’arrêt de la cigarette ? Je n’ai pas trop de stratégie. Je ne réponds rien et feins un sourire.

Avant de rentrer, sur des échanges tout bêtes, je me fais mal. Un fois aux doigts blessés, une fois à l’autre main. Merde !

Troisième session : on doit se retrouver à 4. J’arrive le premier. C’est encore Ibiza aujourd’hui. Les cons ! Ils aiment bien fumer en attendant de jouer. Je sens l’odeur, je vois les gestes mais je résiste. Et j’attends. 3 à 4 gagnes déjà prises par terrain, ça va être chaud. Finalement, lorsque nous sommes au complet, on choppe une gagne. Quelques balles d’échauffement puis c’est parti. On a du mal à s’y mettre. On perd. 21-13. C’est dommage parce qu’il va falloir reprendre une gagne et donc attendre…On s’y remet. Deuxième et dernier match. Perdu. 21-16. C’était mieux. Je n’ai pas eu de bonnes sensations. Je n’ai pas trouvé que nous avions construit un beau jeu. Je ne sais pas trop pourquoi mais je suis déçu. Un peu abattu

Je rentre donc de cette troisième session contrarié. Je m’arrête un instant sur ce sentiment désagréable et j’essaie d’identifier les ressorts.

Voici une partie de mes conclusions :

  • Première session : la joie de remettre les pieds sur le terrain, de pouvoir jouer un match sans trop de douleur, est au-dessus de tout le reste
  • Deuxième session : la joie de remettre les pieds sur le terrain n’est plus là. C’est déjà redevenu chose normale. Je me suis fait mal donc la peur s’est accrue. La foule implique du stress. Du stress de ne pas pouvoir jouer et aussi du stress face aux jugements potentiels. Confirmés par l’intervention du gars.
  • Troisième session : toujours pas de joie de remettre les pieds sur le sable car c’est un acquis !! Pour autant, je suis content d’être avec des personnes connues. Cela devrait permettre d’avoir une dynamique d’équipe. Un esprit, un corps, une unité…bref, un petit plus pour offrir du répondant à nos adversaires. Je suis déçu. l’implication n’est pas au rendez-vous. Pas de dépassement de soi.

Certes, 3 sessions pour une semaine de reprise c’est sans doute pas le plus malin pour ne pas dire que c’est trop.

Mais surtout, comment puis-je recréer cette satisfaction enfantine de la première session. Cette satisfaction à goûter à nouveau au plaisir après une privation.

La clé me semble résider du côté des exigences.

Pouvoir jouer sur le sable à Lyon avec un temps idéal : ce n’est pas un acquis. D’ailleurs rien ne m’est acquis. Je n’ai pas à exiger que cela se passe de cette manière. S’il fait beau, c’est cool. Si ma main me permet de jouer, c’est cool. Si on peut faire un match, c’est cool. Bref, reconnaître la chance que j’ai même si c’est plus facile à dire…

Attendre des autres qu’ils se donnent à fond et qu’on soit dans une stimulation et une émulation mutuelle. : ce n’est pas toujours le cas. Les gens peuvent ne pas en avoir envie. Ou bien ils sont passifs, comme je le suis, attendant que quelqu’un donne le rythme. Alors si je veux que mon expérience change, je peux déjà changer ma manière de m’impliquer. Etre à fond. Dire du bien, parler et saisir les opportunités. Ces petits changements que j’ai discrètement omis une fois les pieds dans le sable. Oups. Ça c’est déjà plus facile à faire.

Et puis, mais cela fera l’objet d’un prochain changement, développer mes stratégies pour réagir à la vexation…Tu auras compris de quoi il s’agit.

Donc pour l’heure et en résumé : reconnaître ma chance plutôt qu’exiger. M’impliquer à fond plutôt qu’exiger. Ça fait deux changements finalement

Si tu es exigent et que ça te pose parfois des difficultés (en couple, au travail, entre amis…) n’hésite pas à contribuer. Merci d’avance.

A bientôt.

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